Comment gérer votre Fatigue et votre Énergie (SEP)

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Comment gérer votre Fatigue et votre Énergie

C’est pas dur, vous n’avez qu’à…

Qui, atteint de sclérose en plaques n’a pas déjà entendu cette phrase. Pourquoi les blâmer. Avant de connaitre la grosse fatigue et les soucis de disponibilité d’énergie liés à une maladie comme la sclérose en plaques, comment aurait-on pu imaginer que cela puisse exister.

Bienvenue dans le monde des batteries rechargeables.

Vous êtes devenu aujourd’hui une batterie rechargeable, qui se charge de moins en moins bien et tient en durée de moins en moins longtemps, mais il va bien falloir s’y faire.

Sa capacité est propre à chacun et variable selon les jours et heures de la journée. Tous ceux qui en ont déjà une bonne expérience savent que l’énergie fournie en début d’utilisation n’équivaut en rien à celle disponible en fin de cycle. D’où l’importance d’une gestion judicieuse et efficace de la quantité et de l’intensité des efforts à fournir.

Je pourrais en parler des heures mais mon temps d’énergie disponible m’est compté.

Et dire que demain ça recommence…

Alors comment faire ?

Adoptez la théorie des cuillères

La théorie des cuillères est une métaphore utilisée pour expliquer et illustrer la gestion de l’énergie physique et/ou mentale par rapport aux activités quotidiennes qu’une personne handicapée ou malade chronique doit effectuer.

Chaque activité du quotidien qu’une personne effectue consomme une ou plusieurs « cuillères », qui représente une unité d’énergie, sachant que les personnes ayant une fatigue chronique ne disposent pour chaque jour que d’un nombre limité de cuillères.

Une personne handicapée doit choisir et sélectionner ses activités, parfois considérées comme anodines (se lever, s’habiller, faire un déplacement), en fonction du nombre de cuillères qu’il lui reste, tandis qu’une personne valide dispose d’une quantité illimitée ou bien supérieure de cuillères.

La théorie des cuillères en image

(La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique invalidante caractérisée par la destruction progressive de l’enveloppe protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière)